Quantum Break: une expérience narrative réussie.

Publié le 5 Avril 2016

 

Après Max Payne et Alan Wake, l’excellent studio de jeu Remedy revient à la charge avec Quantum Break, une nouvelle franchise originale et axée sur une histoire de qualité. La première grande exclusivité Xbox One de l’année ne déçoit pas, avec une trame narrative expérimentale accrocheuse et des mécaniques de combat réussies.

 

 

 

 

L’histoire

 

Dans Quantum Break, on incarne Jack Joyce, un jeune homme au passé un peu mystérieux (juste assez pour nous faire accepter son talent naturel pour manier les armes à feu, mais pas trop pour qu’on puisse tout de même s’y attacher), qui revient dans sa ville natale, à l’invitation de son meilleur ami d’enfance Paul Serene.

Il est difficile d’expliquer l’histoire elle-même sans trop dévoiler l’intrigue, mais disons simplement qu’elle mêle la science-fiction, le voyage dans le temps et une compagnie louche et pratiquement omnipotente.

L’histoire est racontée de plusieurs façons, comme avec des cinématiques traditionnelles, des dialogues (bien joués) tout au long du jeu et à l’aide de centaines d’objets que l’on retrouve un peu partout dans les niveaux, comme des affiches, des courriels, des lettres, etc.

Ces objets rendent l’univers plus riche, mais permettent aussi d’en savoir plus sur les véritables intentions des différents personnages que l’on rencontre tout au long de l’aventure.

Il s’agit d’une bonne histoire, plus amusante qu’intelligente, cependant, et qui ne nous fait pas tomber en bas de notre chaise.

 

 

 

 

Une véritable série télé
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Quantum Break est divisé en 5 actes. Entre chaque acte, une « jonction » permet d’incarner Paul Serene et de choisir quelle stratégie celui-ci devrait employer pour la suite des choses.

Les indices trouvés tout au long du jeu nous permettent de prendre une décision éclairée, et les choix de Paul Serene ont un effet important sur l’histoire et sur Jack Joyce lui-même.

Cet effet se fait sentir tout au long du jeu, mais aussi pendant la série télé de Quantum Break. Cette série comporte quatre épisodes d’environ 22 minutes, intercalés entre chaque acte, et est jouée par les acteurs qui donnent leurs traits aux personnages du jeu, dont plusieurs acteurs connus de séries comme The Wire, Game of Thrones, Lost et X-Men.

Il s’agit d’une série dotée d’un budget quand même assez grand, qui n’a pas l’envergure ou la qualité des meilleurs titres de HBO, mais qui s’écoute quand même très bien. Plus que la cinématique moyenne d’un jeu vidéo, du moins.

Plus qu’une idée originale, la série télé de Quantum Break permet aux créateurs du jeu de faire évoluer l’histoire d’une façon intéressante et plus riche qu’habituellement pour un jeu vidéo.

La série télé représentent après tout l’équivalent d’un film de 90 minutes, où les auteurs n’ont pas à se soucier du jeu et où ils ont toute l’attention du joueur.

 

 

 

 

 

Une histoire interactive
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En plus d’offrir un récit riche, Quantum Break propose une histoire interactive, un peu à la manière des jeux de Telltale, comme The Walking Dead.

Les actions du joueur dans le jeu, les objets qu’il trouve ou non, les choix de Paul Serene: tout ceci a des répercussions, tant sur le jeu lui-même que sur la série télé.

Les niveaux demeurent les mêmes, mais les personnages secondaires peuvent changer et certaines scènes sont complètement différentes selon ce qui a été choisi.

Une bonne partie de la rejouabiité de Quantum Break réside d’ailleurs dans cette interactivité, puisque plusieurs voudront probablement recommencer l’aventure et la jouer d’une différente façon, pour explorer d’autres aspects de l’aventure.

Ceux qui n’aiment pas la linéarité des titres comme Uncharted devraient d’ailleurs apprécier ce volet de Quantum Break.

 

 

 

 

 

De bons combats
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Si je m’attendais à une histoire réussie de la part des créateurs d’Alan Wake, les mécaniques de combats, elles, se sont avérées une agréable surprise.

Quantum Break est un jeu de tir à la troisième personne, mais où on est aidé par différents pouvoirs en lien avec le temps. Le héros peut ainsi figer des adversaires, se déplacer rapidement et bien plus.

Les combats sont rapides, originaux et ils représentent un bon défi, puisqu’il faut parfois enchaîner certains pouvoirs afin de se débarrasser des ennemis plus coriaces. L’intelligence artificielle, qui n’hésite pas à venir nous attaquer sur les côtés, est aussi plutôt réussie.

Oui, on joue à Quantum Break pour l’histoire, mais j’ai tout de même eu plus de plaisir à y abattre mes ennemis qu’à The Division, par exemple.

 

 

 

 

 

Une belle réussite

 

Quantum Break n’est pas tout à fait parfait. Les sauvegardes automatiques ne se font pas toujours au bon endroit, certains puzzles sont un peu longs et l’histoire, malgré ses qualités, a aussi des ratés. Considérant le format innovateur, Remedy aurait aussi probablement pu se permettre une histoire portant plus à réflexion plutôt que de se contenter d’un simple divertissement. Dommage.

Il s’agit tout de même dan son ensemble d’un jeu original, qui mélange les genres et qui expérimente sur ce qu’il est possible de faire dans le dans le jeu vidéo. Le genre de jeu qui sera cité en exemple pendant encore plusieurs années.

Ceux qui recherchent des jeux basés sur l’histoire et qui ne sont pas trop longs (une dizaine d’heures environ) seront pleinement satisfaits.

Quantum Break sera lancé sur Xbox One et PC le 5 avril prochain. Détail à considérer, ceux qui achètent le jeu en commande anticipée pourront obtenir un code valide pour les deux éditions, et ainsi poursuivre leurs parties d’une plateforme à l’autre.

Rédigé par Régis Baillargeon

Publié dans #Jeux vidéo

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